dimanche 28 février 2010

Vers Tortuguero

Le trajet pour se rendre à Tortuguero n'est pas très simple, ni très fiable. On doit tout d'abord prendre un bus à 5h30 du matin qui n'est pas sûr de partir car la veille le tunnel qui se trouve sur la route a été inondé. On se lève tôt, prêt à changer notre itinéraire mais finalement le bus et là et part. On arrive à Cariari, une ville un peu pourrie où paraît-il les braquages sont courants.On pense pouvoir enchainer sur un second bus censé être juste derrière et là déception, l'information est fausse. Le fameux bus ne sera là que dans 3 heures.

On squatte un nouveau soda typique en face de la gare routière et on regarde un nouveau déluge de pluie qui s'abat sur la ville. On mange le repas à 10h du matin. Bref, on est décalés.




Le second bus arrive enfin à La Pavona où il n'y a rien sinon un bateau qui va nous mener jusqu'au village de Tortuguero. Le seul moyen d'accès est donc le bateau. Là , il y a un peu plus de touristes mais cela reste raisonnable.
Le trajet en bateau de 2 heures est magnifique, bordé de jungle. On voit même un crocodile de 5 mètres se faire bronzer.





On arrive à Tortugureo vers 16h00, le temps de trouver notre logement et de se balader dans ce petit village assez typique de la côte caraïbe et on peut dire que la première impression ici , c'est que c'est tranquille. Chacun à l'air de flâner. Les gens semblent prendre du bon temps à discuter, se balader. Ca change du rythme occidental aliénant.










samedi 27 février 2010

Retour à San José



A peine remis de nos émotions, nous prenons le bus du retour vers la capitale San José.

Le trajet autour de la péninsule d'Osa est toujours aussi beau et brumeux.
On s'arrête en route pour une magnifique station service avec son soda économique et un repas vite englouti. Puis nous arrivons à San José vers 14h00.




On nous avait décrit une ville sans intérêt et dangereuse, nous avons trouvé que c'était une ville agréable et coquette , du moins dans le centre. Par contre, nous n'avons pas emmené d'appareil photo car cela est déconseillé.
Mais nous gardons en tête certaines belles images du Corcovado.

vendredi 26 février 2010

Corcovado - Jour II

Nous avons bien aimé notre (court) séjour à la station de ranger de la Sirena : on y a bien mangé et y avons repris des forces... et la veille au soir, un tapir s'est invité dans le camp, provoquant la joie des touristes alors que beaucoup étaient préoccupés à enlever les tiques avec une pince à épiler.Même si la plupart de ceux qui arrivent ici viennent de la ville la plus proche soit en avion, soit en bateau, ils randonnent autour de la station des rangers où se trouvent pleins de petits sentiers. Le problème est que la jungle alentour même si peu profonde abrite pas mal de tiques. ils en ont eu pour leur argent...

Toute la nuit, il n'a cessé de pleuvoir, un véritable déluge, mais ce matin nous avons de la chance : la pluie a cessé et le ciel est légèrement couvert. Ainsi, il ne fera pas trop chaud pour notre journée de marche aujourd'hui, qui est en grande partie à découvert, sur la plage.

Même si aujourd'hui nous ne devons marcher que 18 km, la randonnée est éprouvante, car il nous faut nous dépêcher de faire le trajet sur la plage avant la marée haute, et que nous nous enfonçons dans le sable. Sans compter les 5 litres d'eau chacun que nous portons, prévoyant (trop peut-être ?).

Les paysages côtiers sont magnifiques, et nous admirons la grâce des pélicans qui jouent dans les vagues, et se déplacent en escadron et nous accompagnent dans notre marche interminable.














Le sentier alterne entre la plage et la jungle. La marée monte et certains passages comme des rochers sont justes franchissables.
Quand le sentier s'enfonce dans la jungle , nous croisons quelques petits animaux, des aras mais aussi un écureuil peu farouche et bien entendu des singes.









Nous traversons deux rivières à gué. La première (le rio Claro) n'est pas trop large peut être 15 mètres et l'eau arrive jusqu'au milieu des cuisses. On essaie quand même de vérifier qu'il n'y a pas de crocodiles dans le coin, mais il y a visiblement peu de chance : on est à marée basse et il n'y a pas beaucoup d'eau. Le guide nous dit qu'ils sont probablement plus loin dans la jungle. L'eau n'est pas très claire mais la traversée malgré le courant se fait assez facilement.
Dans la deuxième partie du trajet, en ressortant d'une portion de jungle et alors que le temps tourne dangereusement à l'orage, (il n'y a plus d'animaux , car ils se sont tous abrités) nous devons franchir le Rio Madrigal. La pluie commence à tomber alors que nous traversons cette rivière d'à peine 8 mètres de large et peu profonde (mi-mollet). Au moins ici on est sûr qu'il n'y a pas de crocos.
Arrivés de l'autre côté, on se fait rinçer par une averse. Et là, on est vite trempé en cinq minutes.




Alors que la pluie s'arrête nous arrivons à la dernière portion de plage qui se révèle interminable. On s'enfonce dans le sable et on n'avance pas.
Nous arrivons fatigués à Carate. On prend un pick-up qui nous ramène à notre cabinas à Puerto Jimenez. En route, des singes s'agitent sur les arbres. Nous faisons un stop pour les immortaliser.



Nous retrouvons à peine notre logement à Puerto Jimenez que s'abat un nouveau déluge. La ville est presque inondée tellement ça tombe. Nous, on va se coucher.

jeudi 25 février 2010

Corcovado - Jour I

Ce matin, lever aux aurores, c'est le grand jour : nous devons marcher 23 km dans la jungle pour rallier la station de Los Patos à la station de rangers de La Sirena, située en plein cœur du parc, et sur la côte Pacifique...
Heureusement, hier, nous avons fini par trouver enfin notre guide :o) C'est un monsieur d'une cinquantaine d'année, qui a toujours vécu dans la forêt : sa famille y avait des terres avant que le parc du Corcovado ne soit créé.

Après environ une heure dans les transports, un bus puis un taxi qui nous emmène à travers un début de jungle magnifique noyé dans la brume, et pas mal de gués, nous atteignons le point de départ, la station de rangers de Los Patos.

Là, nous nous faisons enregistrer et montrons patte blanche, en présentant nos réservations et paiements effectués près d'un mois à l'avance : ici, les places sont chères. Seule environ une quinzaine de personne fait ce trajet chaque semaine...

L'aventure commence, nous progressons dans la jungle. Le sentier est très bien entretenu et balisé, mais cela est très impressionnant : bruits, chaleur, moiteur...




Nous avons de la chance, il ne fait pas trop chaud : environ 29 degrés mais 80% d'humidité. La nature est luxuriante, et très belle.





Les émotions fortes se succèdent, on rencontre d'abord un serpent de 2 mètres de long, que le guide manque d'écraser en marchant. Heureusement c'est un gentil, enfin d'après le guide. On lui tire son portrait.




Nous voyons aussi pas mal d'oiseaux inconnus de nous mais très exotiques et divers animaux comme des caméléons, des jolis papillons énormes,et même des petits insectes que le guide nous dit d'éviter.











Mais les animaux les plus amusants sont sans doute les singes. Nous avons souvent l'impression qu'ils s'amusent et nous font des numéros de cirque dès qu'ils voient qu'on les regarde. Du coup, on fait plein de photos des différentes espèces qu'on croise. Un bonheur.







Petite démonstration :


Après plus de 8 h de marche, et deux petites rivières à gués à traverser (heureusement, il n'y avait pas de crocodile, l'eau étant un peu basse) nous arrivons à la station des rangers de la Sirena. Mais avant de nous reposer, nous enchainons sur un petit sentier circulaire autour de la station qui lui longe en partie une rivière où nagent quelques crocos de 4 à 5 mètres. On réussi même à en approcher un tranquillement tapi dans l'eau à moins de 5 mètres. Et devinez quoi, plus on s'approche, plus il s'enfonce dans l'eau et se fait la malle. Il a peur de nous...






Le long du sentier, on croise aussi des coatis (ils passent devant nous tranquillement) et on débusque, enfin plutôt notre guide un tapir qui se baigne dans une mare. On dirait vraiment une grosse souris... mais ne vous y trompez pas, ce bestiau fait bien la taille d'une vache :o)




mercredi 24 février 2010

Première journée à Puerto Jimenez

Nous avions prévu cette journée pour préparer notre excursion de deux jours dans la jungle....

Pas encore remis de notre décalage horaire, nous errons dans la ville et vaquons à des occupations pas très passionnantes : banque, courses... Il nous faut surtout trouver un guide, car ceux que nous avions présélectionnés soit ne sont pas disponibles, soit ne nous conviennent pas.

En fin de journée, nous tentons de nous ballader.



Après avoir pris la pluie au bord de la piste d'atterrissage, nous parvenons tout de même à la plage, bordée de mangroves. Malheureusement, on ne peut pas trop les parcourir à pied, car on s'enfonce dans le sable... et qui sait, peut-être y a-t-il des crocodiles ?






Même si les locaux ne sont pas gênés par la pluie, nous préférons rentrer à notre cabinas (logement économique, simple mais propre)... juste à temps pour nous abriter du déluge.

mardi 23 février 2010

En route vers la péninsule d'Osa




Nous voilà à Alajuela, petite ville très tranquille près de l'aéroport de San José. Nous passons une bonne nuit après notre arrivée pour enchainer directement avec 9 heures de bus afin de nous rendre dans le sud ouest du pays, sur la côte pacifique, dans la péninsule d'Osa.
Le trajet en bus est long mais les paysages aux abords de la péninsule sont magnifiques. Nous faisons une halte dans un soda typique, sorte de restaurant, brasserie où l'on mange à la bonne franquette des plats typiques.



En arrivant dans la ville de Puerto Jimenez qui va nous servir de base pour explorer la jungle alentour, nous cherchons un logement. La ville fait un peu bout du monde et ne brille pas par son charme et les logements qu'on trouve ici sont justes corrects.
Par contre dans les arbres des aras rouges nous regardent...